Mulholland Drive ouvrit en 1924 et doit son nom à William Mulholland (mort en 1935), qui construisit l'aqueduc Los Angeles-Owens River. Reliant Los Angeles à la vallée de San Fernando, elle parcourt quelques 60 miles (96 km). Partant du barrage de Hollywood (voir carte ci-dessous), elle s'achève sur Carillo State Beach, à Ventura County. Jusqu'à la route interdépartementale 405 (environ 35 km), elle est appelée " The Hills ", la partie de la route située au-dessus du barrage surplombant le bassin de LA et menant, à près de 3 km à l'ouest, au Hollywood Freeway (US 101). Encore quelques kilomètres pour visiter le parc de Runyon Canyon (où vivent de nombreuses célébrités). Mulholland Drive mène ensuite à la vallée de San Fernando, puis à la plage de Carillo State. Mulholland Drive, à 426 mètres au-dessus du niveau de la mer, fait partie des Montagnes de Santa Monica. Elle demeure pittoresque tant à vélo qu'en voiture, tortueuse et magnifique.
 

Labyrinthe Drive

MULHOLLAND DRIVE est la route hollywoodienne par excellence, elle serpente en surplomb le bassin de Los Angeles et offre de nuit une vision à couper le souffle sur l'immensité de la cité des anges. Cet univers à l'étrangeté fascinante est le thème du film de David LYNCH, " MULHOLLAND DRIVE ", titre et mythologie du cinéaste. De jour, depuis les hauteurs de MULHOLLAND DRIVE, on aperçoit en contrebas des hectares de gazon californien et de fleurs aux couleurs éclatantes, des régiments de palmiers royaux le long des avenues blanches. Les collines de Hollywood ont le parfum très vif de certaines fleurs, comme le jasmin. Ces parfums finissent par tout envelopper, ce qui dénote avec l'atmosphère souvent polluée que l'on trouve quelques centaines de mètres plus bas sur Hollywood Boulevard. Après avoir quitté l'avenue au bitume défoncé pour remonter vers MULHOLLAND, les rues se resserrent et montent abruptement vers les collines escarpées qui séparent Los Angeles des collines d'Hollywood. Les arbres se rejoignent en voûte au-dessus des rues en lacet, les riches villas disparaissent derrière le paravent d'une flore exubérante et broussailleuse. Un angle en surplomb d'une rue étroite, plusieurs bâtiment, des entrées discrètes, derrière ces murs on trouve un univers que leurs résidents n'ont pas envie de quitter. En crapahutant dans une rue abrupte qui épouse la forme du canyon, on aperçoit la ligne de clôture d'une propriété : MULHOLLAND DRIVE est là, juste au-dessus. Sur cette fameuse route au bitume gris, dont les voies sont séparées par une double bande jaune, on serpente sur les hauteurs de Los Angeles. Il est particulièrement agréable d'y rouler. Pas de feux, pas de stops, on se sent libre et on domine la ville immense. MULHOLLAND DRIVE a le mystère d'une longue route qui ne mènerait nul part. On ne peut s'empêcher alors de penser à l'un des surnoms de L.A : " THE CITY OF NOWHERE ", la ville de nulle part… Ce mystère est soigneusement entretenu, on ne sait pas ou la route conduit. Vers SANTA MONICA, elle mène à l'océan et se termine en chemin de terre. MULHOLAND DRIVE est aussi un des lieux de la légende hollywoodienne, jalonné de villas somptueuses mais bien dissimulées, perdues dans les hauteurs, qui retiennent l'écho de scandales, de meurtres ou d'anciens secrets.

   
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